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SNCF, comment ça se passe ailleurs ?

Salut la vie ! De retour après une certaine absence, nous sommes en plein débat sur la réforme de la SNCF en France. Des mouvements de grèves se profilent, et l’entreprise accumule les difficultés. C’est l’occasion de se demander comment ça se passe ailleurs ! Nous allons prendre des sociétés et des économies comparables avec la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Japon.

La Grande-Bretagne

Le Royaume-Uni s’est lancée dans la privatisation de son système ferroviaire dès 1994. On compte aujourd’hui une vingtaine de sociétés privées qui gèrent le transport en train depuis, mais la maintenance du réseau reste publique et est gérée par Rail Network. Quelles ont été les conséquences de cette privatisation ?

Selon une étude citée par le Financial Times (fin janvier), les prix ont effet bondis de 25 % depuis 1995; il sont en moyenne 30% plus chers qu’en France. Cependant, le réseau serait aujourd’hui l’un des plus sûrs d’Europe : on comptabilisait 40 morts ou blessés sur le réseau ferroviaire britannique selon Eurostat en 2016, contre 131 en France la même année.

Le Royaume-Uni ne comptabilise qu’une ligne à grande vitesse, c’est celle qui est empruntée par l’Eurostar.  » Traditionnellement, les anglais investissent peu en termes d’infrastructures. Le trafic a progressé de 40% depuis 10 ans sans dépenser des fortunes pour créer des lignes nouvelles.  » affirme Yves Crozet, professeur au Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET) de l’université de Lyon pour l’AFP. Selon un sondage 60% des britanniques s’estiment favorables à une renationalisation du train, dénonçant la flambée des prix.

L’Allemagne

L’Allemagne a elle aussi ouvert ses trains à la concurrence avec la Deutsche-Bahn (DB), née de la fusion des opérateurs est et ouest après la réunification. Entièrement détenue par l’État fédéral, la DB s’occupe du transport ferroviaire des passagers, des marchandises et aussi de l’entretien des infrastructures.

Le marché ferroviaire allemand est plutôt en situation de monopole qu’autre chose, cependant, plus d’un quart des petites lignes régionales sont gérées par des entreprises privées. La DB reçoit par ailleurs beaucoup de critiques sur des retards à répétition.

 » Sur le régionale, il y a des franchises ou des concessions avec des compétitions de DB. On a vu une hausse des fréquentation de la qualité une réouverture de lignes et une baisse considérable des coûts.  » confie Marc Ivaldi, professeur à l’école d’économie de Toulouse, pour Challenges.

Et le Japon, alors ?

Le pays  » où les trains arrivent à l’heure « . Et ce n’est pas une légende.

Auparavant, le rail était publique. Il était géré par la Japanese National Railways (JNR). Elle comptait la moitié des passagers et des frets du pays dans les années 50. Mais a connu des pertes considérables vingt ans plus tard avec le développement de l’automobile et du transport aérien. La JNR accumulait une dette de pas moins 37 000 mds. de yens ( ≈ 285 mds. d’euros aujourd’hui).

Le Japon décide de se lancer aussi dans la privatisation en avril 1987 avec 6 grandes compagnies ferroviaires, qui couvrent chacune les différentes régions de l’archipel, plus 1 opérateur national pour s’occuper du fret (JR Freight).

Cette privatisation ne s’est pas faite sans conséquence. L’État nippon s’est engagé à prendre en charge le restant de la dette, soit 24 000 mds. de yens ( ≈ 185 mds. d’euros). De plus, tout le monde n’a pas été réembauché. 200 000 employés ont été repris par les compagnies JR sur les 270 000 que comptait la JNR.

Côté rentabilité, Géraldine Woessner explique sur Europe 1 :  » La plus grande compagnie tire 1/3 de ses revenus de l’exploitation des terres situées sur le long des voies, avec ces centres commerciaux, des bureaux. « . Mais cela n’empêche pas ces entreprises privées, déjà bien installées, d’avoir des lignes qui deviennent de moins en moins rentables.

Non seulement le boom des automobiles et des vols aériens avaient mis un sérieux coup de frein au ferroviaire dans les années 70 et 80. Mais aujourd’hui, des difficultés dans les zones rurales persistent. Ainsi, pour JR Hokkaido, plus de la moitié des lignes de la région ne sont plus rentables due à une baisse démographique. Il y a donc de moins en moins de passagers sur ses lignes, notamment sur les lignes à grande vitesse qui sont très coûteuses, tout comme en France. On y envisage de remplacer certaines lignes par des bus ou des cars, et de partager les coûts financiers avec les collectivités.

Pour le Japon, la question est de savoir comment assurer les besoins des usagers et mieux repartir des coûts aussi faramineux. Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tōkyō 2020 s’annoncent être une belle aubaine pour remplir les caisses.

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Apprendre le japonais #2 – Guide de conversation japonais

Salut la vie ! Je reviens une nouvelle fois en vous présentant une petite pépite en matière d’apprentissage du japonais, quand on est débutant. Tout ça pour moins de 10 euros.

La petite histoire

C’est en flânant dans la médiathèque de mon arrondissement que j’ai fait une petite découverte. Rayon langue, dans la section « Japonais » de l’étagère. J’y trouve trois pauvres livres sur le sujet – tandis que dans la section « Chinois », on pouvait trouver une vingtaine d’ouvrages. Autant dire que ma médiathèque a son parti pris. Parmi eux, je trouve « Japonais : pour ne plus garder votre langue dans votre poche ».

Après quelques pages, c’est le coup de cœur. Ce petit livre – 10 centimètres sur 14 – est une merveille du genre. Excepté que l’ouvrage que j’avais en main avais pris un coup de vieux : c’était la 3e édition, publié en 2007. Les pages étaient collantes, et c’était le seul exemplaire dans toutes les bibliothèques de la ville, d’après leur catalogue.

Je cherche alors sur la toile. Il a été republié dans sa 8e édition, en juin 2017, pour seulement 8.99 euros ! Et je vous explique pourquoi il faut se précipiter dessus.

Une perle, je vous dis

Ce guide est édité par Lonely Planet, écris par Annelies Mertens et Yoshi Abe. Il fait près de 260 pages et est incroyablement concis. L’une de ses grandes forces est qu’il est divisé en thème – cela permet de mieux mémoriser des mots de vocabulaires qui abordent le même sujet :

  • La grammaire.
  • Les transports.
  • Se loger.
  • Les loisirs.
  • Les sentiments et les opinions.
  • Le sport.
  • La cuisine.
  • La santé…

Bon j’avoue, dis comme ça, c’est un peu bateau. Mais en réalité, le contenu s’avère très pointu.

Ainsi, dans le chapitre « à table », il y a deux pages pleines pour demander si un restaurant possède des plats halal ou kasher – même si c’est très rare au Japon. « Est-ce que cela est sans produit animal ? ». « Préparez-vous des plats sans beurre ? Sans huile ? ». « J’ai des allergies. ». Des phrases très utiles.

Dans le chapitre « en société », rubrique « vie amoureuse », on apprend à dire correctement « Embrasse-moi », « Je ne le ferai pas sans préservatif », « C’était sauvage » – des phrases très utiles.

Vous l’aurez compris, ce livre est fait avant tout s’exprimer en toute occasion, et à engager la discussion. Mais en plus, ce guide contient une méthodologie très efficace. Il n’y a quasiment QUE des exemples, on ne peut pas faire plus pratique. Tous ces exemples sont écris en phonétique – pour apprendre, aux plus néophytes d’entre nous, à prononcer correctement ces phrases – mais aussi en sino-japonais (avec l’emploi des kanji). Ce qui permet déjà d’associer les kanji les plus usuels aux mots que vous souhaitez utiliser. Vous êtes doublement gagnant, car tous les livres d’apprentissage de la langue ne sont pas aussi complets.

Points forts +

  • Un contenu quasi complet rempli d’exemples à la pelle, prêts à l’emploi.
  • L’écriture phonétique en romaji, et en sino-japonais (avec les kanji).
  • S’adresse à un public assez débutant.
  • Un prix imbattable vu son contenu.
  • Un dictionnaire bilingue inclus à la fin du livre, qui est lui aussi assez dense.
  • L’approche thématique, qui permet de se concentrer sur un sujet.
  • Des encarts pour une approche plus culturelle.
  • Très portatif.

Points faibles –

  • La taille de police très petite.
  • … j’ai beau chercher, je ne vois rien d’autre à redire.

Où acheter ce livre :

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Apprendre le japonais #1 -「日本語のまねきねこ」Manekineko japonais

Méthode de japonais pour les collèges et lycées, par Frédérique Barazer chez Ellipses.

Pour commencer ce blog en beauté et vraiment mettre les pieds dans le plat, j’ai décidé aujourd’hui de commencer une petite série de feuillets. L’objectif est de vous donner les références incontournables pour apprendre le japonais en autodidacte et quand on est totalement débutant.

Cette fois-ci, je vous présente un ouvrage que je recommande vivement à tout débutant qui souhaite se lancer. Il s’agît du Manekineko Japonais, un vrai manuel scolaire. L’autrice, Frédérique Barazer, est agrégée de langue et de culture japonaises; elle a travaillé au Lycée Ampère de Lyon.

« Le MANEKINEKO a été conçu sur le terrain, en classe, sur plusieurs années, pour tenté de remédier à l’absence de manuel destiné à enseigner le japonais aux élèves francophones des collèges et lycées. » – F. Barazer

Si j’avais pu appendre le japonnais en LV3 quand j’étais jeune, je l’aurais certainement choisi. Mais on n’est jamais trop vieux pour apprendre, c’est une règle biologique !

Ce livre est un excellent moyen pour vous lancer « sérieusement » dans le japonais. Il s’agît d’un petit manuel (187 pages) qui vous apprendra les règles de grammaires de bases, beaucoup de mots simples et couramment employés, comment lire les kana, quelques kanji en sus, ou encore comment structurer vos phrases suivant les situations.


Le texte.

La leçon. 

Et les exercies.

Le manuel suit le modèle suivant :

  • Un texte en japonais, d’abord uniquement en kana, puis en écriture sino-japonaise accompagnée de furigana (sous-titres pour bien prononcer les kanji).
  • Le vocabulaire du texte.
  • La leçon en quelques pages.
  • Les exercices pour appliquer la leçon.

Vous pouvez commencez à apprendre les hiragana de manière très kawaii. (Google)

Et voilà ! Vous aurez vraiment l’impression d’en ressortir grandit. Simple et efficace, on reste tout de même un petit peu sur sa faim au final, parce que l’on a envie d’en apprendre plus bien sûr ! Cet ouvrage a connu un tel succès, qu’il a bénéficié d’une deuxième édition, revue et augmentée, ainsi que d’un second volume : Manekineko, tome 2 (niveau intermédiaire).

Pour son prix, sa méthode et sa qualité didactique, c’est LE livre avec lequel vous devez commencer.
がんばってください! – Gambatte kudasai ! – Faîtes de votre mieux !

Vocabulaire

Kana : alphabet syllabique, typiquement japonais.
Kanji : caractères chinois, récupérés par les japonais.
Furigana : sous-titre écris en kana permettant la lecture des kanjis, très utiles pour les enfants ou débutants.
Manekineko – 招き猫 : littéralement « chat qui attire l’attention », figure traditionnelle d’un chat qui attire le bonheur et la fortune à son propriétaire.

Liens Utiles

Où acheter ces livres :

Prix : tous deux sont disponibles pour 15€ environ.